Charles-Jacob Guillemain

Nous savons peu de choses sur Charles-Jacob Guillemain (1750–1799).

Il débute sa carrière dans les années 1775, au théâtre de Lécluze, peu avant la création d’ Arlequin marchand de poupées.

Entre 1785 et 1790, il est répétiteur pour les enfants-acteurs de la troupe des Petits-Comédiens de S. A. S. le comte de Beaujolais et en est l’un des auteurs les plus prisés.

Guillemain écrit de nombreuses comédies mettant en scène des personnages du peuple et use souvent de la langue poissarde et du patois de convention. Il déploie dans ses comédies, ses opéras-comiques, ses mélodrames une variété incontestable de tons.

Grand amateur de théâtre lyrique ; il propose en 1790, peu avant d’écrire pour le théâtre du Vaudeville, Tarare régnant ou l’Île d’Ormus heureuse, suite de l’opéra Tarare de Beaumarchais et Salieri, sous forme de mélodrame en trois actes.

Arlequin marchand de poupées n’est pas seulement l’un des premiers mélodrames comiques, c’est aussi la première pièce en musique de Guillemain : il y montre déjà sa maîtrise de la dramaturgie musicale.

(d’après la présentation de Pauline Beaucé)

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