Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Au bout de tout

ISBN : 2-907293-91-5
13x21 cm, 64 p., 11 €
4 hommes

2002

« Quatre hommes dans une prison. Un seau. Un couteau. Paillasses, gamelles. Une ampoule qui s’allume quand le jour vient. Surveillance sensible mais invisible. Conversation d’emmurés qui tournent en rond dans les couloirs de leur mémoire. Pourquoi ces quatre hommes sont-ils là ? Quelle parole veut-on leur arracher ? Quel crime légitime ces barreaux ? (...) Philippe Touzet laisse énormément de place au travail de plateau pour habiter le non-dit de ce texte aux silences intrigants. L’écriture proprement dite (...) trouve sa puissance et sa finesse dans la situation même de sa profération. »
[Bulletin critique du livre français, janvier 2003]

Extraits de presse

« Un texte intemporel et pourtant très actuel pour une œuvre dépouillée et qui va à l’essentiel. »

[L’Art vues, août-septembre 2002]


« Dans Au bout de tout, où l’histoire évolue à partir des forces du vide et de l’ennui, un décalage se dessine entre les souvenirs et le présent. Les détenus, barreaux dans la tête et Judas dans le cœur, vivent les uns sur les autres et pourtant ils connaissent mieux que personne le goût amer de la solitude. Espace restreint où le moindre mot peut s’apparenter à une attaque de la vie, parcelles d’humanité sur fond de tragédie, Au bout de tout sème le trouble en offrant une leçon de vie. »

[Centre France, 1er décembre 2002]


« L’auteur nous emmène simplement au cœur même d’un enfermement. On pourrait être tenté de rechercher dans cette écriture la trace des clochards métaphysiques de Beckett ou celle plus charnue des voyous de Genet...

Ce serait injuste et pour eux et pour lui. Ethique et esthétique sont ici fort différentes. Comédien lui-même et metteur en scène, Philippe Touzet laisse énormément de place au travail de plateau pour habiter le non-dit de ce texte aux silences intrigants.

L’écriture proprement dite d’Au bout de tout, calquée sur des formes apparemment banales de conversation, trouve sa puissance et sa finesse dans la situation même de sa profération. De bout en bout la parole se cogne à ses propres limites.

Tuer le temps avec les mots. Simples. Bêtes. Opaques. Se réconforter à leurs échos. Pas si simple. Se réchauffer, se nourrir avec des mots, avec l’humour triste qui permet tout de même d’en jouer.
Ne pas prononcer surtout ceux qui portent la mort en eux.
Et mentir sans tout à fait mentir. Et trahir sans doute. Comme lorsqu’on retourne un gant souvent porté on découvre quelque chose de l’intimité de la main de son propriétaire, on trouvera dans cette pièce une sorte de retournement de la solitude ordinaire de vies qui ne se connaîtront que par bribes et miettes, fragments minimalistes recomposés en prison, absurdement.

La prison s’affirme de plus en plus comme métaphore de l’humaine condition. Serait-ce parce que nulle part ailleurs la voix humaine ne résonne à ce point avec le ton de l’innocence, la douceur fragile de l’idiot ?

En tout cas, cette pièce a une espèce de force têtue et se prête bien à un théâtre de l’immédiat. Cette parole qui se tient un peu en retrait d’elle-même appelle le jeu, la révolte et l’incarnation. La poésie s’atteint alors par une sorte de minceur, de platitude lisse qui touche à force de retenue et grâce à une construction très maîtrisée et suggestive de l’énonciation. »

[Bulletin critique du livre français, janvier 2003]


« Très vite l’auteur nous entraîne dans un dialogue brillant à la rencontre de vrais personnages. Un texte réellement théâtral et qui laisse une grande part à l’interprétation et à la mise en scène. »

[Atelier théâtre, n° 9, hiver 2003]

Vie du texte

Texte sélectionné par la revue Entr’Actes, n° 16, nov. 2002 - avril 2003.

Lecture au Petit Théâtre du Salon du Livre de Paris, par Philippe Daurios, Yves Colignon, Benoît Fourchard et l’auteur, en mars 2004.

Mise en espace par la Compagnie des Champs, dirigée par Laurence Cazaux, dans le cadre du festival « A suivre » de la jeune création, Clermont-Ferrand, le 27 mars 2004.

Lecture au Théâtre des Deux Rives de Charenton-le-Pont, dans le cadre de Lire en fête, octobre 2005.

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