Cette collection, créée en mai 2009, accueille des écrivains déjà publiés dans d’autres collections et de nouveaux écrivains. Elle s’adresse aux enfants du primaire et du début du collège, les textes pour adolescents étant publiés dans les collections Théâtre contemporain et Théâtre en traduction. Elle est aussi tout public.

A chaque étage
on voit la mer

ISBN : 2-84705-052-3
EAN : 9782847050523
12x17cm, 56 p., 6,80 €

E-BOOK sur http://e-fractionsdiffusion.com/telechargement/editions-espaces-34/

2009

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Petite mythologie à dire tout fort
pour comédiens et marionnettes

« Fil du texte
Il y a Pitch comme Pitchounet et Tiote comme Petiote.
Deux enfants, de l’âge qu’il vous plaira.
Ils partent dans la vie comme en voyage, avec un but de héros : trouver maman.
Parce que maman n’est pas là, on dit qu’elle est morte.
Comme ça on est grand et on va aller la chercher dans la mort.
La mort c’est peut-être sous terre dans un ventre de volcan, enfin un trou avec des monstres, en tous cas des bêtes. Et puis aussi des loups s’il fait noir.
Mais la mort c’est peut-être qu’on va jusqu’au ciel, quand on remonte du trou.
Et qu’on dit qu’il faut se décarcasser pour qu’il soit bleu.

Dans une géographie à l’échelle enfantine (où tout est important-grand comme ça), A chaque étage on voit la mer est un voyage-bestiaire du point de vue de l’enfant, qui se frotte naturellement à l’absurde et à la poésie avec grâce. Il s’agit de répondre sans détour à ce qui lui échappe.
Tiote et Pitch s’inventent à mesure les décors de leur quête, qui mine de rien les mènent à plus devenir plus grands.
C’est bruyant comme un rêve et intrépide comme un coeur gros.
Quand ils retrouvent maman, ce n’est déjà plus elle qu’ils cherchent.

Ecriture
Je cherche dans l’oralité, la parole à vif, la force représentative des mots qu’on invente en jouant. Des mots déjà incarnés.
J’ai écrit ce texte du point de vue des enfants, en essayant de me rappeler que, comme n’importe quel adulte, je suis un enfant déguisé.
Mes textes ne sont pas dans l’ordre, la vie non plus.
J’écris en rond, on entre dans mes textes comme on plonge dans un bain, en se laissant porter par la voix. Ce n’est pas construit à la ligne, mais à l’image.
Je n’écris pas la ponctuation, parce que l’oral se ponctue ailleurs. Ce n’est pas une coquetterie.
C’est un texte à dire à plusieurs corps dans un réel sans réalisme.
Ici, quand on dit, on est. »
CR

A chaque étage on voit la mer est le premier texte Jeune public de Claire Rengade.

Extraits de presse

« Avec finesse, simplicité et jubilation, Claire Rengade réalise un joli travail et offre une bulle pleine de charme et de fraîcheur....

C’est un texte pour enfants très beau, poétique et sans enfantillage sur le thème de choses graves comme la mort et sans tabou.

Il s’agit d’une sorte de mélange de grands mythes (Orphée aux enfers), de contes de fées (le loup qui se justifie), de texte un peu mystique (les quatre éléments, les quatre saisons) La formule de Claire Rengade - petite mythologie à dire tout fort - résume assez bien ce qu’est le texte. »

[Comité de lecture du Panta Théâtre, mars 2009]


« Vraie langue poétique, onirique, morcelée. »

[Comité de lecture du Théâtre Jeune Public de Strasbourg, février 2010]


« A chaque étage on voit la mer attend la compagnie d’acteurs et de marionnettistes qui donnera à cette parole enfantine sa dimension visuelle, onirique et fourmillante. »

[Annie Quenet, Griffon, n°218, septembre-octobre 2009]


« Le périple de Pitch et Tiote, parsemé de rencontres (avec le loup, la fée, ou encore « plein d’enfants »), les mène à la recherche de leur mère.
L’originalité des dialogues doit beaucoup à la façon dont le langage enfantin subvertit sans relâche la syntaxe et le lexique et à la manière dont les deux enfants s’approprient et commentent le réel par le biais de leur débordante imagination. Les niveaux de lecture satisfont autant le lecteur adulte que les plus jeunes et cette aventure ludique, spontanément poétique, est une réussite.

À noter, cette nouvelle collection jeunesse des Éditions Espaces 34, initiative qui mérite d’être soulignée. Elle propose des textes de qualité, à l’égal des autres collections de la maison. »

[Blandine Longre, Le Revue des livres pour enfants, février 2010]

Vie du texte

Pièce sélectionnée par LABO 07, comité de lecture international de théâtre jeune public, composé notamment d’ANETH, du Centre culturel Suédois, de la Maison Antoine Vitez-Centre international de la traduction théâtrale, de la SACD, du Théâtre de l’Est Parisien, du Théâtre de la Tête noire à Saran.


Pièce sélectionnée par ANETH, carnet de lecture n°14.


Pièce sélectionnée pour le Prix Godot 2010 avec cinq autres textes, prix organisé par le Panta théâtre en direction de collégiens et lycéens de Basse-Normandie, remis en avril.


Lecture par Claire Rengade lors du Salon du théâtre, place Saint-Sulpice, le 23 mai 2009, à l’occasion de la parution du livre.

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