Magali Mougel est née en 1982 dans les Vosges, région dans laquelle elle a choisi de retourner vivre. Après des études à l’Université de Strasbourg, ainsi qu’à l’ENSATT à Lyon dans le département Écrivain-Dramaturge, elle a enseigné pendant plusieurs années à l’Université de Strasbourg dans le département des Arts du spectacle et a été rédactrice pour le théâtre National de Strasbourg.

Depuis 2014, elle a fait le choix de se consacrer exclusivement à l’écriture de texte pour le théâtre.

Elle a écrit Varvara essai 1 et Waterlily essai 2, textes lauréats des Journées de Lyon des auteurs de Théâtre en 2007, édités à L’Act mem (2007), puis Lili essai 3 qui clôture le triptyque.

Puis elle écrit Erwin Motor, dévotion qui reçoit une Bourse d’Aide à la Création du Centre national du Théâtre en 2011 et est publié en 2012 aux Éditions Espaces 34. La pièce est alors mise en scène par Éloi Recoing au Théâtre aux Mains Nues, puis par Delphine Crubézy à La Filature à Mulhouse en 2015.

Elle est traduite en espagnol (Mexique) par Humberto Perez-Mortera, en allemand par Franck Weigand.

Le texte est produit à la radio sarroise dans une réalisation de Anouschka Trocker. La pièce a été diffusée en direct sur SR 2 KulturRadio depuis la Alte Feuerwache de Sarrebruck dans le cadre du Festival Primeurs 2012. Dans le même temps, la pièce est lauréate du Fonds de traduction SACD et est traduite en anglais par Chris Campbell, puis est édité en 2017 dans une anthologie dédiée au théâtre français contemporain des éditions anglaises Oberon Book.
Magali Mougel collabore avec différentes structures et se prête régulièrement à l’exercice de la commande. En 2010-2011, elle est dramaturge pour la compagnie Dégadézo (Strasbourg) sur la création de Romane – en bateau entre une chaise et un mot et écrit le texte Pièce A4 mains créé en décembre 2010 au musée Würth d’Erstein puis au Grand Bleu à Lille. Elle est, à cette période, autrice associée à la Cie Actémobazar (Strasbourg) dans le cadre du projet « Sur les sentiers du théâtre » (Territoire de l’Outre-Forêt / Nord de l’Alsace) et écrit le texte du dernier spectacle de la compagnie, A belles dents, créé en avril 2011 au TJP à Strasbourg, puis une série de quatre textes à destination d’un groupe d’amateurs (Golf !, Ondine –Court-circuit, Seuls les poissons, Vergiss mein nicht) qui sont créés en automne 2012 dans une mise en scène de Delphine Crubézy.

Elle travaille régulièrement avec la Compagnie des Choses (Lille) pour qui elle a écrit et avec qui elle crée Un petit coup de pouce (2009), Pardès (2010) et notamment Josse + Coquelicot (2012). En septembre 2011, avec la compagnie Les yeux comme des Hublots (Rosheim), elle propose une lecture mise en espace de son texte Léda, Le sourire en bannière dans le cadre de l’exposition « Anselm Kiefer » au Musée Würth d’Erstein. Léda, Le sourire en bannière fait ensuite l’objet de lectures dirigées puis d’une mise en scène par Philippe Labaune, Théâtre du Verseau, avec Leïla Brahimi en 2012.

La pièce est publiée par les Éditions Espaces 34 au printemps 2013 dans le recueil Guérillères ordinaires. La première création des textes constituant le recueil Guérillères ordinaires qui comprend également Lilith à l’estuaire du Han et La dernière battue, a lieu en décembre 2015 au POCHE/GVE dans une mise en scène d’Anne Bisang.

En 2011, elle participe au projet « Le Grand Ensemble » coordonné par Philippe Delaigue et la compagnie La Fédération (Lyon) en collaboration avec le Théâtre du Cratère (Alès) et l’ENSATT pour qui elle écrit quatre pièces courtes : Dis nuage mon amour et Les véritables petits bonbons d’Antan (texte écrit en collaboration avec Laura Tirandaz), Le pigeonnier (traduit par la suite en catalan par Albert Arribas, puis en anglais par Chris Campbell ; le texte sera alors créé à Londres par Erica Whyman dans le cadre du Miniaturists 34), A force que le monde me crie dessus qui n’est autre que la version courte de son texte Suzy Storck.

Suzy Storck paraît en septembre 2013 aux Éditions Espaces 34. Le texte est traduit en anglais par Chris Campbell et fait l’objet d’une mise en scène de Jean Pierre Baro d’abord avec les étudiants de l’ERAC en juin 2016, puis au Gate Theatre à Londres en octobre 2017. Il est dans le même temps traduit en allemand par Almuth Voß pour la revue Scène et est sélectionné pour le festival PRIMEURS 2017 à Sarrebrück en Allemagne.

En 2012, elle écrit La dernière battue, texte issu d’une commande de Michel Didym, Théâtre de la Manufacture - CDN de Nancy dans le cadre du projet Confessions, à l’occasion la manifestation Neue Stücke – Semaine de la dramaturgie allemande. La pièce est mise en scène par Michel Didym au Théâtre de la Manufacture, du 30 mars au 7 avril 2012. Elle est publiée par les Éditions Espaces 34 au printemps 2013 dans le recueil Guérillères ordinaires. Elle réitère l’expérience à l’automne 2012 et écrit Du désordre pour le projet Divans initié et mis en scène par Michel Didym et le texte fait l’objet d’une publication dans un ouvrage collectif aux Solitaires Intempestifs en 2017.

En 2012-2013, elle est autrice associée au Préau-CDR de Vire. Elle écrit le texte Le Monde en cage qui sera joué par Aurélie Edeline et Olivia Châtain dans les cafés de pays du bocage.

Elle propose en décembre 2012 une adaptation pour 3 comédiens de Suzy Storck avec Antony Poupard sous le titre Je ne vois pas en quoi mon absence de maternité m’empêche de vendre des tétines qui est représentée dans le cadre d’une carte blanche au CDR de Vire.

En mai 2013, elle rejoint la compagnie Kali d’Or (Paris) et écrit le texte du spectacle A la nuit où j’ai tremblé qui est créé novembre 2013 à Lilas en scène.

En 2013-2014, Magali Mougel est par la suite associée aux Théâtre Jean Vilar de Montpellier et collabore avec Mathias Beyler et sa compagnie U-StructureNouvelle. Durant plusieurs semaines, elle vit chez les habitants du quartier de La Paillade. Elle écrit un texte Traverses qui est mis en scène par Mathias Beyler avec un collectif mélangeant professionnel.le.s et amteur.e.s.

A l’été 2014, elle entame une étroite collaboration avec Baptiste Guitton metteur en scène de la compagnie Le Théâtre Exalté et aujourd’hui réalisateur à France Culture. Ensemble ils vont tenter de s’emparer des évènements de Florange et de raconter dans un western social d’anticipation ce qui aurait pu se passer après la fermeture de haut-fourneaux. Magali Mougel écrit alors le texte Cœur d’Acier qui est créé à l’automne 2015 au Théâtre de Vénissieux en coproduction avec le TNP de Villeurbanne. Leur collaboration se poursuit en 2017 dans le cadre d’un Chantier Nomade qui donnera lieu à une dramatique pour France Culture. En janvier 2015, elle est accueillie en résidence par la MC2 - Scènes Nationale et l’association Troisième Bureau à Grenoble pour 5 mois. Elle écrira durant cette période les premières versions de POUDRE NOIRE pièce destinée à Simon Delattre, metteur en scène du Rodéo Théâtre qui le crée à l’automne 2016 au Théâtre Jean Arp de Clamart.

Elle publie en 2016 Penthy sur la bande, pièce lauréate de l’Aide à la Création du CNT, aux Editions Espaces 34.

2015 et 2016 sont deux saisons qui sont consacrées à des collaborations importantes avec trois metteur.e.s en scène :
- Johanny Bert (Compagnie Le théâtre de Romette) qui accueillera Magali Mougel au CDN de Montluçon pour écrire pour des jeunes lycéens et cela donnera naissance à The Lulu Projekt édité en 2017 aux éditions Espaces 34 (texte traduit en italien) et à l’écriture du spectacle Elle pas Princesse Lui pas Héros pour le Festival Odyssées en Yvelines ;
- Olivier Letellier (Le théâtre du Phare) qui l’invitera à écrire le texte du spectacle Je ne veux plus créé à l’automne 2015 et, à co-écrire avec Sylvain Levey et Catherine Verlaguet le texte du spectacle La Nuit où le jour s’est levé créé à l’automne 2016 au Théâtre National de Chaillot ;
- Hélène Soulié (Compagnie Exit), metteuse en scène qu’elle va accompagner en tant que dramaturge sur la création et l’adaptation pour la scène du roman Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce de Lola Lafon.

A l’automne 2016, son texte Dina fait l’objet d’une adaptation à la scène par Maxime Contrepois avec son spectacle Anticorps.

En 2016-2017, elle écrit Hippolyte après une longue période d’échange épistolaire avec la metteuse en scène Catherine Javaloyès (Compagnie Talon Rouge) et le sculpteur Etienne Champion. Le spectacle sera créé en novembre 2017 au TAPS à Strasbourg.

En janvier 2018, elle crée à nouveau un spectacle, pour les jeunes adolescents pour le Festival Odyssées en Yvelines, cet fois mis en scène par Philippe Baronnet : We just wanted you to love us et devient membre du collectif artistique du Théâtre de Sartrouville - Centre dramatiques National des Yvelines. A cette même période, elle entame également une collaboration étroite avec deux danseuses et chorégraphe : Aurélie Gandit (Compagnie La brèche) et Morgane Le Quelen avec qui elle créera en 2018 Perchée dans les arbres et débute une résidence d’écriture de 5 mois avec la ferme Godier à Villepinte et la médiathèque de la ville.

La saison 2017-2018 sera marquée par son association avec les Scènes du Jura et avec Culture Commune Scène Nationale de Loos en Gohelle. Au cours de sa présence sur ces territoires elle va poursuivre son projet d’écriture entamé avec le recueil Guérillères ordinaires et son travail va s’articuler autour de trois thématiques FEMMES NATURE ET POLITIQUE.

Cette saison 2017-2018 s’ouvre aussi avec la création au Gate Theater à Londres de Suzy Storck mis en scène par Jean Pierre Baro.


« Magali Mougel est auteur de théâtre. Elle émet des pièces cinglantes. Des signaux d’alerte. Les metteurs en scène qui n’ont pas encore montré le bout de leur nez sont soit aveugles, soit sourds. Car si talent il y a dans le jeune théâtre contemporain, c’est ici qu’il se trouve : dans Suzy Stork ou Erwin Motor Devotion.

[Ce] sont des brûlots âpres et cinglants. Elle [Magali Mougel] y parle de la pauvreté, de l’entreprise, de la femme, de la violence qu’il faut s’infliger pour vivre dans des sociétés déshumanisées. Elle est publiée aux éditions Espace 34. Son talent est grand et son avenir radieux. »

[Joëlle Gayot, France Culture, Changement de décor, 19 avril 2015]

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