Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Pig boy 1986-2358

ISBN : 978-2-84705-163-6
EAN : 9782847051636

13x21cm, 80 p., 14 €

2018

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Pig Boy 1986-2358 est un texte-gigogne en trois parties.

La première partie raconte l’histoire d’un jeune éleveur de porc français en proie à la crise agricole des années 2010 et qui se rêve Cow-Boy plutôt que Pig Boy.

La deuxième imagine Pig Boy en porc-star de la marque de jambon PERTA et descendant direct d’un des porcs de cet éleveur breton. Il est accusé d’avoir copulé avec une fan japonaise, et se retrouve sous le feux des projecteurs à l’occasion d’un procès médiatique virtuel où le public peut décider de son sort.

La troisième partie propose une échappée vers un futur onirique. Nous sommes dans la tête d’une truie qui s’échappe d’une maternité dans laquelle elle mettait bas à des bébés humains. C’est l’histoire de sa fuite vers la forêt – et c’est l’histoire de la réconciliation des trois histoires où bêtes et hommes se cherchent une raison d’être, au milieu des flux technologies et la montée du transhumanisme.

Quitte à inventer une nouvelle espèce ?

Ce texte traverse trois temps, trois registres de langues, trois réalités, trois virtualités. Ces trois histoires n’en sont en fait qu’une seule : celle d’un personnage symbolique, Pig Boy, qui lutte contre un système sélectif écrasant et tente de définir son « identité » au milieu d’un monde uniformisé et qui élimine de façon quasi eugéniste ceux qui ne correspondent pas au modèle dominant, à l’espèce dominatrice.

Distinctions

Pièce lauréate des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2017.


Pièce recommandée par le comité francophone d’Eurodram 2018.


Pièce ayant reçu l’Aide à la création d’Artcena en 2018.

Extraits de presse

« un texte fort…

composé en trois parties très contrastées mais qui résonnent entre elles comme si elles gardaient en mémoire la tragédie de départ. (…)

La première partie est courte, plutôt très bien documentée [un agriculteur en France se suicide tous les deux jours]. Elle raconte une oppression (…)

La deuxième partie est plus longue et plus touffue. Nous suivons en directe le procès d’un cochon, Pig Boy. Un procès sulfureux (…) bourré d’humour noir (…)

A l’inverse la troisième partie est épurée, avec des temps de suspens et une belle invention de langue. Nous sommes en 2358, dans la tête d’une truie de laboratoire, utilisée pour porter des petits humains. Ces bébés servent de matière première pour remplacer les cœurs ou les poumons défectueux des hommes. Mais la truie se rebelle, elle se sauve du laboratoire pour mettre bas dans la forêt et fonder une nouvelle humanité. En tre l’homme et l’animal.

Tout au long de la pièce, le sang des bêtes coule autant que celui des hommes. La maltraitance faite aux bêtes résonne ave celle faite aux hommes, dans une société de profit qui ne prend soin ni de l’humain ni de l’animal.

Nous ne voulons plus mourir, mais pour autant, c’est comme si nous ne savions palus vivre. »

[Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, n°195, juillet – aout 2018]


« … à travers trois écritures très différentes : une histoire à choix multiples, une polyphonie (voire cacophonie) médiatique et enfin un récit autobiographique (l’autobiographie d’une truie !) au rythme haché, essoufflé, qui peut faire penser à certains textes de Samuel Beckett (nous pensons notamment à Pour finir encore et autres foirades), ce qui est plutôt bon signe…

… la qualité de l’écriture et de la réflexion, par la pertinence et la finesse des perspectives (fussent-elles peu rassurantes) qu’elles dessinent : sous une présentation souvent drôle, parfois loufoque et même délirante affleurent les multiples folies qui, les chosifiant, saccagent la vie et la dignité des hommes : le productivisme effréné qui est un esclavagisme, l’antispécisme qui est une monstruosité, le transhumanisme qui est les deux. Même si, finalement, on peine à saisir l’issue du drame, nous avons affaire à une écriture et une mise en scène efficaces, incisives et très originales. (…)

Avec ce procès fait à un animal, Gwendoline Soublin relie intelligemment les procès du passé, que les hommes faisaient aux animaux [cf Les procès faits aux animaux de Jean Follain], aux procès du présent, que les animaux (par la voix des hommes cependant…) font aux hommes, c’est-à-dire aux procès faits par les antispécistes qui, arguant qu’ils sont d’une commune espèce, voudraient qu’une même dignité et des droits identiques soient conférés aux hommes et aux animaux. Dans le cadre délirant des live participatifs et des réseaux sociaux, les messages prêtés à ceux qui sont antispécistes sans le savoir sont férocement drôles (…)

Mais l’essentiel est peut-être que cette odyssée porcine surgie d’une écriture originale et foisonnante nous fasse mieux comprendre et fuir les horreurs qu’elle met si bien en évidence. »

[Frédéric Dieu, Profession Spectacle, 1er octobre 2018]

Le texte à l’étranger

Traduit en tchèque par Petr Christov Režie.
Mise en voix par Linda Dušková lors du Festival Mange ta grenouille, Prague, Tchéquie, 11 mai 2018.


Lecture-spectacle dirigée par Sèdjro Giovanni Houansou, Institut français du Benin, à Cotonou, le 26 septembre 2018.


Traduit en allemand par Lydia Dimitrov, Andreas Jandl und et Corinna Popp.
Mise en voix au Festival Primeurs 2018 par Matthias Mühlschlegel, le 24 novembre à Sarrebruck, Allemagne.

Vie du texte

Commande de la Sala Beckett – Obrador d’Estiu de Barcelone, Espagne, en 2016. Une première version est traduite et jouée en catalan.


Mise en espace à la médiathèque de Vaise, Lyon, lors des Journées des Auteurs de Lyon 2017, le jeudi 30 novembre 2017.


Lecture dirigée par Christian Taponard, avec les élèves du Conservatoire de Lyon, Théâtre de L’Élysée, Lyon, les 18 et 19 janvier 2018.


Lecture par les comédiennes Laure Haulet et Marie Sambourg en présence de l’auteure, librairie Théâtrale, Paris, le 2 février 2018.


Mise en espace par Florent Barret-Boistrand lors du Festival Regards Croisés à Grenoble, avec Sarah Barrau, Élisa Bernard, Marie Champion, Hélène Gratet, Sylvie Jobert et Colin Melquiond, le 26 mai 2018.


Lecture à la Mousson d’été , dirigée par Laurent Vacher, Pont-à-Mousson, 24 aout 2018.


Piste d’envol du Théâtre du Rond-Point, Paris : lecture par Philippe Mangenot, le 13 novembre 2018.

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