Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

D’Amours

ISBN : 978-2-84705-183-4 ; EAN : 9782847051834
13x21 cm, 40 p.., 10 €
une voix, ou 2, ou 3, ou choralité

2019

D’Amours est un récital poétique, constitué de séquences qui évoquent les différents états de l’amour, et ce qu’il produit dans le corps et dans l’esprit.

Le texte interroge : qu’aime-t-on lorsque l’on aime ?
La réponse est multiple.

Porté par une voix principale, D’Amours explore par touches impressionnistes les premiers élans, les impulsions, les sensations. Deux autres voix tissent des possibles de l’amour, du féminin au masculin, jusqu’à l’acmé : lorsque le désir rencontre l’amour, serait-ce la Joie ?

Un texte sensuel, également choral, intime et universel.

Distinctions

Ce livre s’est vu décerné Les Honneurs 2019 de la Cause Littéraire dans le domaine du théâtre.
Ces distinctions sont décernées par l’équipe de rédaction de la revue. Elles récompensent les 9 meilleurs livres de l’année 2019 parmi les livres recensés par nos rédacteurs et rédactrices.


Coup de cœur 2019 de la revue Théâtre(s), magazine de la vie théâtrale.

Extrait de presse

« David Léon, lui, fait entendre une suite fragmentaire des états amoureux (chaque page correspond avec son titre, à un moment, à un lieu, à un état de l’amour) : son écriture fait art des corps, du désir, des scènes érotiques et des voix des amants.

Le titre du livre plonge la lectrice, le lecteur, dans les songeries de textes qu’elle a lus. (…)

La pièce regroupe des « micro-scènes » de théâtre, qui sont autant de photographies poétiques.

David Léon a organisé son livre en quatre grandes parties, elles-mêmes subdivisées en sous-parties autour des élans puissants de l’amour, chaque fois repris 3 fois, au centre de la page : Joie (p.16), Désir (p.24), Amour (p.29), précédés de Voyage. Il semble donner ainsi une architecture musicale en crescendo à son texte. (…)

Le texte met en œuvre en outre une prose-parole qui se défait des marques de ponctuation qui, d’une certaine façon, fonctionne comme une grammaire, des coupures, des pauses, des délimitations au cœur du langage. Les mots simplement en eux-mêmes.

Cette spontanéité par ailleurs n’ignore pas la fragilité sentimentale. Les mains qui se sont trouvées peuvent se séparer à jamais mais toujours dans la beauté du verbe poétique. »

[Marie du Crest, La Cause littéraire, 9 septembre 2019]


« David Léon dans la fantaisie sauvage de son nouveau texte parvient à dépasser ce qui habituellement dans la poésie incarne l’amour : les mots ne sont ici ni le flux d’une promesse ni le reflet d’une turbulence ; plus encore ils ne sont pas des échappatoires pour faire comme si l’amour pouvait inventer un monde, nous emmener ailleurs.

Peut-être et surtout les mots ne sont pas crus comme pour nous faire croire que l’amour serait quelque chose de physique et encore moins mystiques comme pour nous amener à considérer que l’amour serait quelque chose d’insaisissable ou de furieusement passager. D’amours évoque des amours plurielles qui se conjuguent à travers différentes voix : une voix féminine, une voix masculine et une sorte de présence irritante.

Irritante parce qu’elle délaye de la sensualité et de l’orage, irritante car elle raconte ce qu’il y a entre la pensée et le corps (…)

Ce nouveau texte de David Léon dans sa construction évoque précisément une relation amoureuse qui se construit dans un espace autre que celui que nous pensons connaître, un espace où l’on sent que la peur si étouffante du manque nous accable et que l’on se raccroche [tant que l’on nous le permet] à tous ces « moments simples » (p. 32) qui font de l’amour une rassurante explosion. (…)

En fait, ce qui est puissant dans ce texte hors-norme, c’est la façon dont il parvient à nous rentrer dans la peau, à infuser en nous comme une sorte de chaleur (expression employée p. 23), celle-là qui nous fait revivre toujours cette joie secrète, cette palpitation de la rencontre amoureuse, cet ébranlement de tous nos sens qui peuvent s’effondrer à la moindre contrariété, au moindre empêchement, et puis toujours cette pudeur, ce corps qui nous empêche pleinement de nous abandonner, de nous offrir. »

[Raf, L’Alchimie du verbe, 21 septembre 2019]

Vie du texte

Mise en voix avec David Léon et Marie Trezanini, chant et composition musicale, à la Maison de la poésie Jean Joubert, Montpellier, le 11 octobre 2019.

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