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Navajo, Métie

La terre entre les mondes

2021

jeudi 1er avril 2021

Il y a des régions tranquilles au Mexique, les plus éloignées des Etats-Unis et les plus proches de Dieu, c’est ce qu’on dit. Là, entre un village maya et les vastes plaines recouvertes de soja, qui un jour étaient forêts, au pied d’une croix qui ne porte plus de christ, deux jeunes filles creusent un trou pour un fantôme.

La plus noire, Cecilia, est maya et vit au village avec son père qui soliloque en appelant la pluie. La plus blonde, Amalia, à peine plus jeune, appartient à une congrégation religieuse européenne qui travaille la terre et vit retranchée du monde. Elle n’a jamais vu plus loin que les plantations, elle a soif d’océans, d’arbres.

Autour d’elles, une sœur jalouse, une mère disparue, une morte qui refuse de mourir, et les dieux priés ou déchus. A travers Cecilia et Amalia, ce sont deux univers qui se regardent, eux-mêmes confrontés à l’intrusion sans état d’âme du monde technologique moderne.

Une pièce, délicate et puissante, sur la disparition (des êtres, des cultures, de l’environnement naturel), sur le monde magique des croyances, sur la force vitale de la jeunesse, et qui s’attache à faire entendre les langues parlées et leur beauté comme autant de liens vivants.


Une interview de Métie Navajo dans Profession Spectacle du 6 décembre 2021, à propos de la pièce, des langues et de l’écriture.

PERSONNAGES

CECILIA (16 ans)
LE PERE
ABUELA

AMALIA (14 ans)
KATRIN (12 ans)
LA MERE

LA FEMME DE PLUSIEURS VIES


Extrait 1, scène 3

Village de Cecilia. Devant une maison, entourée d’un terrain laissé libre, où poussent des plantes aux fleurs éclatantes, quelques grands arbres fruitiers : manguiers, cocotiers dont les fruits sont si hauts que personne n’arrive plus à les cueillir.

LE PERE. Ils ont toujours besoin d’aide sur leurs plantations, elles sont immenses. Soja, sorgho à perte de vue. Avant il y avait des arbres. Comment ils ont eu les permis pour arracher tous les arbres ? Pour l’arbre mort du cercueil de la vieille on m’a dit qu’il fallait demander un permis à cause de la protection de la nature. C’est de moi que la nature doit se protéger ? Ils ne font que creuser, trancher, enfoncer, labourer, gaver d’engrais, arroser de pesticides. Ils n’ont pas d’autre idée en voyant la terre que de l’épuiser. Ta grand-mère est morte d’un cancer des pesticides, comme les autres, mais au moins elle était vieille. Moi aussi j’utilise le glyphosate, comment je m’en sortirais sinon ? Arracher moi-même toutes les mauvaises herbes ? Je suis trop vieux. Il n’y a plus que toi qui restes et tu vas partir. Mais notre maïs, celui qu’on mange à la maison, tant qu’il donnera quelques graines à planter, jamais il ne sera transgénique. Le transgénique c’est pour vendre au marché. (Il siffle.) Et quand la terre n’a plus rien à donner, ils partent en chercher d’autres ailleurs, leur monde est très grand, et nous, nous restons avec la terre nue et morte comme cimetière.

CECILIA. Je ne vais pas partir papa.

LE PERE. Les hommes qui sont arrivés l’autre jour en disant que notre parcelle était à eux, ils vont faire la même chose. Je l’avais laissée au repos cette parcelle, avec seulement de vieux arbres dessus, des arbres qui rendent la terre forte, un jour ils arrivent, ils disent que cette terre est à eux et la première chose qu’ils font c’est l’encercler de barbelés. Mais cette parcelle a toujours été celle du village ; comment elle pourrait être à eux ? Ils disent : vous avez des documents ? Je dis non, nous n’avons pas de documents, ici c’est comme ça, tout le monde sait, on sait aussi lire et écrire, mais on ne fait pas de documents. Ils disent : eh bien nous avons des documents officiels, des titres, des permis avec le tampon des autorités, nous avons acheté cette terre, voici les documents, et si ça ne te suffit pas, vieillard, nous avons aussi des armes. (Il siffle) Notre région est tranquille, on dit que c’est la plus tranquille du pays, même les gens de la ville sont calmes comme l’eau de la mer, et la mer est un lac. J’ai dit : de toute façon je suis né pour mourir. Pourquoi crois-tu que je t’ai envoyée à l’école plus longtemps que tes frères ? Tu travailleras le temps qu’il faudra, puis tu partiras.

CECILIA. Je n’aime pas travailler chez des étrangers.

LE PERE. Ils vivaient ici bien avant ta naissance.

CECILIA. Ils vivent comme des étrangers.

LE PERE. Et nous ? Nous ne vivons pas ici comme des étrangers peut-être ? (Il siffle.) L’air est trop chaud. Le vent refuse de se lever ce soir. Je n’ai aucun argent pour toi, retournes-y, traverse la forêt, parcours leurs plantations, frappe à toutes les portes, il y a toujours une maison où les bras manquent. L’épandage, la récolte : ils ont des beaux tracteurs mais ils ont besoin de bras pour tout ce soja. Plus tard tu mourras d’un cancer comme tout le monde, et alors ? Avant on plantait ensemble le maïs, le haricot et la courge. Elles poussent bien ensemble, leurs tiges s’enlacent. On dit que bientôt un train passera à travers la forêt pour transporter le bois, les touristes, le soja. A quoi sert le soja ? A nourrir les bêtes, ou les enfants chinois. Tu es la dernière, celle qui doit rester auprès de ses parents pour les accompagner jusqu’à la mort, et pourtant tu partiras, je le sais.

CECILIA. Comment le sais-tu ?

LE PERE. Ta mère me l’a dit.


Extrait 2, scène 8

Rêve de Cecilia.
Cecilia dort. Abuela erre.

ABUELA. Áabilen, u chan xéet’el in bak’ech, ma petite, ma chair. In xch’úupal, mon enfant…

C’est moi, moi qui t’ai élevée, moi qui t’ai parlé maya quand ton père ne voulait pas. Tu es la seule qui m’écoute, laisse-moi entrer.

Je n’aime pas le cimetière. Il y a trop de monde. Les morts du village me détestent. Et puis je n’aime pas mon cercueil. Il est trop petit, je me cogne. Je crois qu’un chat qui a dormi dans ma chambre a avalé mon esprit. Je ne peux pas être morte. Il faut trouver ce chat.

CECILIA. Abuela... tu es morte, je te le jure, tu es morte.

ABUELA. Comment en es-tu si sûre ?

CECILIA. Papa a fabriqué le cercueil en cèdre où on a mis ton corps. Tu étais magnifique avec ton huipil blanc aux fleurs brodées et ton châle préféré : le jaune. Un soupçon de rouge à lèvres, c’est moi qui te l’ai posé, et du bleu sur les paupières, et tes longs cheveux tressés en couronne autour de ta figure : on aurait dit une jeune mariée. Tu n’aurais pas pu être plus belle pour aller embrasser la mort Abuela, je te le jure. Nous avons pleuré. Nous avons prié. En espagnol. En maya. Nous avons chanté. Nous nous sommes tus.

ABUELA. Je sais tout ça. Les peintures que vous avez mises sur ma figure dégoûtent les insectes ; ils se détournent de moi. Mais ce n’est pas le problème. Je devrais être enterrée près de mes arbres, là où je me sens bien. Je n’aime pas ce cimetière.

CECILIA. Nous n’avons plus cette terre.

ABUELA. Toute la terre appartient aux morts, c’est ce que nous avons, c’est notre monde et moi je demande juste ce petit morceau-là, où poussent la grande ceiba et le petit oranger.

CECILIA. Ils vont arracher tes arbres, ils vont retourner la terre, y mettre des engrais, faire sortir le soja ou le sorgho. Dans quelques années cette terre sera épuisée, plus morte que toi, Abuela, elle ne donnera plus rien.

ABUELA. Ah ! Alors je serai toujours en peine, toujours en peine, même quand vous fêterez l’anniversaire de ma naissance, l’anniversaire de ma mort, le jour des morts : vous aurez beau me fêter, me fêter, me fêter encore, vous me sentirez toujours en peine près de vous.


Extrait, 3, scène 18 début

Jardin de la maison d’Amalia.

AMALIA. Papa dit qu’un train va bientôt passer par ici. Tu as entendu parler du train ?

CECILIA. Oui.

AMALIA. Mon père dit que si le train vient nous allons partir.

CECILIA. Vous allez vendre vos terres ?

AMALIA. Ma mère dit que ce ne sera plus possible de vivre tranquillement ici, avec le train. Beaucoup de gens vont venir. Il y a aura beaucoup de villes, de gens, de progrès, de crimes. Nous ne serons plus en mesure de vivre selon la loi de notre Seigneur. Alors nous devrons laisser nos terres.

CECILIA. Vous irez où ?

AMALIA. Je ne sais pas. De ce côté. Ou de ce côté peut-être. Loin. Là où il y a de la terre et de l’eau, là on peut vivre suivant la loi de Dieu.

CECILIA. Toute votre communauté va partir ?

AMALIA. Peut-être. Comme un jour elle est venue. Tu sais, nous n’avons pas peur, le Seigneur nous guide, si nous le suivons, nous ne pouvons pas nous égarer.
Et vous, où irez-vous ?

CECILIA. Nous restons.

AMALIA. Il y aura du travail pour toi, avec le train.

CECILIA. Je ne sais pas.

AMALIA. Je n’ai jamais vu de train. Et toi ?

CECILIA. A la télévision.

AMALIA. Ah oui, la télévision. Je n’ai jamais vu non plus une télévision. (Elle rit.)

CECILIA. Tu vois à l’intérieur tout ce que tu ne peux pas voir en vrai, et en même temps ça ne ressemble pas du tout à ce qui est vrai.
Ma grand-mère la regardait.

(…)


Distinction

La pièce reçoit l’aide à la création d’Artcena, printemps 2021.


Pièce nominée pour le Prix Godot 2022, sélection du comité de lecture de la Comédie de Caen - CDN de Normandie, remis le 17 mai 2022.


Pièce nominée pour le Prix Collidram 2022 des collégiens, remis en mai 2022.


Pièce sélectionnée dans le cadre du dispositif Text’Enjeux (ex Prix ado du théâtre contemporain) de la Maison du théâtre d’Amiens, sélection « étudiants », résultat en 2022.


Pièce sélectionnée pour le Prix Godot 2022 de Valréas


Pièce lauréate de Eurodram 2022, réseau européen de traduction théâtrale.


Pièce sélectionnée pour le Prix Sony Labou Tansi des lycéens 2023.

Revue de presse

« Cécilia, son père et sa grand-mère morte sont hispanophones, de langue maya. Face à eux, la famille d’Amalia. (…) Ces deux langues, le maya et l’afrikaans, Métie Navajo prend plaisir à les convoquer par bribes dans la bouche des protagonistes, comme de vrais trésors.

Les deux jeunes filles, Cécilia et Amalia, tentent de se rencontrer. En toile de fond de leur rencontre, la violence du monde avec l’expropriation des terres, la destruction de la forêt pour faire de l’agriculture intensive, l’anéantissement d’une civilisation par le monde technologique et l’appauvrissement de la terre. (…)

Si le texte dénonce ce pillage de la nature, il fait appel au mystère, à l’onirique, la poésie, les rêves et les morts venant hanter les vivants. (…)

Un univers très fort et singulier. »

[Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, n°224, juin 2021]


« Les deux jeunes filles [Cecilia et Amalia] se croisent. Chacune fuit la mort programmée de sa communauté.

Une pièce mystérieuse sur une rencontre impossible entre deux cultures en voie de disparition qui vivent sur un territoire, lui aussi, voué à mourir. »

[Fanny Carel, La Revue des livres pour enfants, n°319, juin 2021]


« Fable ingénieuse, harmonieusement poétique, porteuse de thèmes essentiels sur la lutte des langues et des classe, la nature bafouée, l’être féminin en diverses conditions…

Jean Boillot et son équipe créent un univers plastique d’une irréfutable beauté. »

[Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité, 14 novembre 2022]


« texte mêlant problématiques contemporaines et réalisme magique.

Sur fond d’un Mexique heurté de plein fouet par les effets de la modernité, la rencontre de deux jeunes femmes traverse les traditions et leur destruction, à la recherche d’une nouvelle voie. Un spectacle tissé de délicatesse et d’originalité. (…)

Cette terre entre deux mondes est un spectacle en apesanteur, hybride jusque dans son titre, imprégné du réalisme magique cher à l’Amérique centrale. Une histoire d’aujourd’hui s’y déploie dans un hors temps mâtiné de passages oniriques créant une atmosphère à la fois familière et originale. (…)

La terre entre les mondes est un spectacle politique et poétique parfaitement abouti, jamais démonstratif, tout en affleurements et en sensibilité.

[Eric Demey, Scene web, 14 novembre 2022]


« Une pièce délicate et puissante sur la disparition des êtres, des cultures, de l’environnement naturel, sur le monde magique des croyances, sur la force vitale de la jeunesse qui s’attache à faire entendre les langues parlées et leur beauté, tels des liens vivants – des trésors inépuisables. (…)

Les vivants et les morts s’y entrecroisent naturellement, sans surprise, et la représentation ouvre les pages d’un album illustré dont les scènes vives et colorées, détachées, à cour du côté de la grand-mère, du père et de la fille maya, et à jardin, du côté de la mère et des filles mennonites. (…)

Chansons, sonorités traditionnelles et contemporaines, accents divers, un univers cosmopolite et vif s’impose, attentif aux problèmes économiques et sociaux, ethniques et environnementaux.

A la façon d’un conte acidulé d’enfance à destination de tous, un spectacle qu’on aimerait voir se répéter sur les scènes, prônant l’éveil des consciences existentielles et leur désir d’élucidation.

[Véronique Hotte, Hottello, 14 novembre 2022]


« Dans cette sorte de conte moderne, Métie Navajo par son texte et Jean Boillot par sa mise en scène nous offrent une lecture plurielle et complexe de l’identité aujourd’hui : avec des personnages adolescents jamais à leur place, enfermés dans des catégories sociales figées, épris d’un désir de liberté tout en gardant un pied dans leur culture, la pièce nous ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles pistes de réflexion et beaucoup d’espoir. »

[Rachel Rudloff, Toute La Culture 15 novembre 2022]


« Si l’actualité apparaît entre les lignes de l’histoire, cette dernière relève des formes classiques du récit d’apprentissage. Les femmes l’emportent à la fin, tant semblent évidentes leurs capacités d’empathie et de construction de solutions alternatives à la catastrophe.

On assiste à la libération progressive de Cécilia et Amalia, la première issue d’une famille maya et la seconde d’une communauté mennonite : elles aménagent leur émancipation entre racines et désir d’ailleurs. »

[Catherine Robert, La Terrasse, 15 novembre 2022]


« Du Mexique à l’ailleurs, entre réalisme et poésie, un joli conte sur le partage des ressources, la préservation de la planète et l’émancipation des femmes. (…)

Des dialogues d’une simplicité déroutante et pourtant porteurs d’une haute valeur ajoutée : le respect de la nature, le respect des ancêtres, le respect de la femme…

Métie Navajo use d’un propos d’une belle lucidité et clarté. Un message politique au sens vrai du terme, une mise en scène aux couleurs chatoyantes d’une élégante finesse.

Est ainsi offert aux spectateurs, tous sens en éveil, un plaidoyer humaniste d’une incroyable puissance « poïétique ».

Vraiment, un spectacle d’une rare beauté. »

[Yonnel Liégeois, Chantiers de culture, 16 novembre 2022]


« Ils ne sont pas venus nous coloniser, nous l’étions déjà. Ils ont de l’argent pour acheter des permis, avec les permis, ils achètent la forêt, avec la forêt, ils font des champs de soja. Et quand la terre n’a plus rien à donner, ils partent en chercher d’autres ailleurs, et nous, nous restons avec la terre nue et morte comme cimetière... Ainsi parle le père de Cécilia, paysan indien spolié de ses terres par des communautés chrétiennes mennonites à la langue bizarre, vivant retranchées du monde.

Cécilia doit trouver sa place entre son père qui appelle la pluie avec des chants d’oiseaux, Amalia, fille des colons chez qui elle travaille et le fantôme de sa grand-mère, symbole d’une culture maya, qui refuse de disparaître...

Amalia et Cécilia se lient d’amitié et partiront à l’aventure… (…)

Jean Boillot rend justice à cette écriture : sans artifice, il impulse aux comédiens un jeu direct et efficace.

Un beau spectacle tout public. »

[Mireille Davidovici, Théâtre du Blog, 17 novembre 2022]


« Le conte qui se tisse est une histoire d’amour entre une jeune femme vivant avec le fantôme de sa grand-mère et un père résigné sur l’inexorable avancée néfaste du progrès – l’État n’hésite pas à spolier les terres pour construire sa ligne de train – et une autre fille, avec laquelle les relations sont interdites », assure Jean Boillot, totalement tombé sous le charme de « cette langue du poème épique, de l’émotion, qui est une merveille de théâtre ».

[Thomas Flagel, Magazine Poly, 15 décembre 2022]

Le texte à l’étranger

Traduction en espagnol par Manuel Ulloa Colonia, 2021.


La pièce est traduite en allemand par Heinke Wagner sous le titre provisoire Zwischen den Welten en 2022.

Vie du texte

Lecture dans le cadre des Lundis en coulisse, proposés par le Théâtre narration, Lyon, 29 mars 2021.


Mise en espace dirigée par Jean Boillot, dans le cadre de la « carte blanche mexicaine » proposée à Métie Navajo, avec Cyrielle Ranet, Stéphanie Schwartzbrod, Roland Gervet, Johanna Korthals Altes, Sophia Fabian, Cybèle Zinslistudio, Théâtre de Vitry, le 29 mai 2021.

Création dans une mise en scène de Jean Boillot, Compagnie La Spirale avec Lya Bonilla, Millaray Lobos Garcia, Giovanni Ortega, Stéphanie Schwartzbrod, Studio-Théâtre de Vitry, Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine (94), du 8 au 11 novembre 2022

Tournée 2022
— Nest CDN de Thionville, du 16 au 18 novembre
— Bords 2 Scènes, Vitry-le-François (51), le 1er décembre
— Espace Marcel Carné, St-Michel-s/Orge (91), 8 décembre

Tournée 2023
— L’Échangeur de Bagnolet (93), du 2 au 13 octobre
— Théâtre La Joliette, Marseille (13), du 17 au 21 octobre


Mise en lecture dans le cadre du Festival FLIRT, porté par l’association ALT, Paris, le 14 janvier 2022.


Mise en lecture, dans le cadre des Rencontres d’été - Focus sur les écritures théâtrales d’aujourd’huisélection du Comité de lecture - proposées par le Méta-CDN de Poitiers, par Ana-Maria Haddad (Compagnie Les Scies Sauteuses), au château de Chiré, le 9 juin 2023

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